Nouvelles

‡ Les Ténèbres sont secrètes, la Mort est personnelle III ‡

La violence doit partir. Elle est fatiguée...
Gouffre sans autre fond qu'une mort désespérée et je tente de m'agripper à la paroi en vain, m'écorchant les os, tapissant la roche de mon sang. Douleur insurmontable...
Délicatesse. Le silence, toujours là, nécessaire. Beauté encore et toujours éphémère ; mais il n'y a plus de conscience, plus de souffrance... de ma part.

Je t'entends, je vous entends. Cela ne facilite pas mon repos. Je ne sais plus quoi faire, je ne sais plus quoi penser...
Je me focalise sur je ne sais même pas quoi, enfermée, emprisonnée, l'esprit ailleurs et ici, transpercé d'une tranchante lame empoisonnée... Je veux embrasser la mort mais refuse de te laisser seul.

Allongée sur une funèbre demeure, je pleure. Quel mal me ronge ? Pourquoi ne parviens-je pas à le faire partir ? Depuis si longtemps...
Je devrais me couper de tout et de tous, pour ne pas me savoir pleurée, pour ne pas être regrettée... Quoique.
Si vous veniez voir la beauté de la mort sur mon sombre et triste visage ?

Viens me rejoindre...

Je devrais parler mais je ne peux pas, je me le suis interdit... Mes nombreux mots sont foutaises... Que suis-je ? Que sais-je ? Fatiguée... Dans de dernières pleures de douleur, sur une dernière note de ta si belle voix, je m'éteins... je m'éteins...

Je ne me réveillerais pas...

retour aux nouvelles